Cycle de conférences « Display, design, hybridations »

Conférence / Débat / Rencontre - Publié le 28/10/2022

... entre les idées de display et design et plus en général entre œuvres et dispositifs, objets et environnements. Au programme : 1. Mardi 18 Oct. Dominik Lengyel (Professeur à l’Université Cottbus- Senftenberg), « Abstraction pour communiquer une architecture hypothétique ». 2. Mardi 8 Nov. Martine Bouchier (Professeur émérite et chercheur au CRH à l’École d’architecture Paris - Val de Seine), « L’art n’est pas l’architecture ». 3. Mardi 13 Déc. Felix Vogel (Professeur à l’Université de Kassel et documenta Institute), « On Walls. Michael Asher, Christopher Williams, Martin Beck, Katrin Mayer ». 4. Mardi 24 Jan. Michal Lynn Shumate (Doctorante à la Scuola IMT Alti Studi Lucca), « Epistemology of the Wardrobe: The Semiotics of Space in Fashion Installations ». 5. Mardi 7 Fév. Joel Robinson (Maitre de conférence à The Open University in the East of England - Cambridge), « Designing Degrowth into the Architecture Festival? ». 6. Mardi 14 Mars. Léa-Catherine Szacka (Professeur au Manchester Architecture Research Group (MARG) de l’Université de Manchester), « Titre à venir ». 7. Mardi 11 Avril. Adrien Gardère (muséographe - Paris), « Titre à venir ». 8. Mardi 16 Mai. Jean-Pierre Vallier (architecte DPLG et maître-assistant en Théorie et Pratique de la Conception Architecturale et Urbaine, ENSA Paris-Malaquais), « Titre à venir ». Il interroge les mutations tant théoriques que techniques et technologiques dans le champ des arts, de l’architecture et du design, en inscrivant ces dernières dans la mouvance du flux historique afin d’en repérer corrélations, écarts, influences et usages contemporains. D’autre part, il mobilise les enjeux et les débats qui sont à l’œuvre dans la question des nouvelles tendances expographiques dans leur capacité à engendrer un renouvellement des formes de présentation, des processus de création et des cadres de diffusion. Enfin, il s’ouvre aux processus d’intégration entre expérience, perception et restitution de la réception sensible, ainsi qu’aux hybridations entre numérique et analogique, réel et virtuel, sensoriel et conceptuel. // Désormais un objet d’étude transdisciplinaire envisagé à travers un filtre architectural/design (Bouchier, Szacka), historique/artistique (Bishop), sociologique (Heinich, Eidelman), médiatique (Davallon), ou muséographique (Chaumier, Desvallées, Mairesse), l’exposition, ses pratiques et son histoire demeurent cependant un sujet d’étude largement inexploré. Témoignage de son temps, l’exposition est indissociable de son contexte de production. Ainsi, nombre de recherches ont montré l’évolution des modalités d’appréhension de l’exposition qui se caractérise notamment, au tournant des années 1980, par l’intensification des flux transnationaux et une médiatisation de l’exposition-spectacle (Heinich). De même, l’on constate l’avènement d’une réelle ambiguïté ontologique des artefacts intégrés dans le processus expographique (qui soient dispositifs techniques ou œuvres à part entière), pour laquelle les dispositifs d’écriture spatiale apparaissent dans leur dimension la plus tautologique, c’est-à-dire des formes à comprendre au sein du récit qu’ils contribuent à définir. L’ensemble de ces constats mérite aujourd’hui d’être étudié au regard du contexte actuel, marqué par un renouvellement des formules du design d’exposition, des processus de création, ainsi que de la communication et de la médiatisation, et cela par une conscience esthétique toujours plus vouée à une approche post-média. Plus particulièrement, c’est l’histoire et l’évolution des pratiques expographiques depuis la formulation de ces théories qu’il semble pertinent de mobiliser comme point de départ, ne serait-ce que pour la richesse, la diversification des formes et la productivité des expositions depuis les années 1980. Dès cette période, en effet, l’on constate un tournant dans l’histoire et l’évolution des expositions, tant dans leurs modalités de conception, de fabrication, de diffusion et de réception. C’est pourquoi cette série de conférences, et plus en général le programme de recherche « Display, Design, Hybridations », entend, tout d’abord, mettre en perspective la richesse et la production des expositions depuis les années 1980, en explorant davantage la dimension ontologique de la pratique expographique ainsi que ses moments de connexion avec les contenus poétiques, les approches esthétiques et les solutions architecturales les plus contemporains. D’autre part, il s’agit d’explorer l’actuelle ambiguïté ontologique des artefacts ainsi que les processus artistiques exploitant le potentiel sémiotique et narratif des constructions visuelles. En ce sens, il s’agit de répondre à une problématique multiple, générale et contextuelle : comprendre d’abord dans quelle mesure l’histoire des pratiques d’exposition peut être utilisée comme outil pour questionner la diffusion des tendances, des formes, des concepts et des pratiques d’une époque donnée?; explorer ensuite les manières dont le design d’exposition s’est de plus en plus intégré à la série de dispositifs, contingences, relations et affinités mis en place par les pratiques artistiques contemporaines pour suggérer des expériences esthétiques, des assemblages narratifs et des espaces poïétiques. En faisant de l’exposition un support et simultanément un intermédiaire (un outil qui donne à voir autant qu’il explique comment regarder, en favorisant ensuite la mobilisation de l’expérience résultante en une pensée critique), ce programme de recherche a pour enjeu d’explorer les moments d'hybridation entre art, architecture et exhibition design.



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